Nouvelle audition de Jacqueline Jacob relance l’affaire Grégory
Plus de quarante ans après le meurtre mystérieux de Grégory Villemin, l’affaire emblématique connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory, a été convoquée pour une nouvelle audition ordonnée par la chambre de l’instruction de Dijon, selon les informations confirmées par le procureur général de la cour d’appel de Dijon, Philippe Astruc. Cette convocation, datée du 18 juin 2025, intervient dans le cadre d’un supplément d’information visant une possible mise en examen pour association de malfaiteurs criminelle, comme le rapporte Le Point dans son édition du jour.
Ce développement inattendu relance l’intérêt autour d’une enquête qui semblait proche d’être définitivement close, témoignant de la persistance des autorités à faire avancer la vérité sur ce crime ancien. Les parents de Grégory, Jean-Marie et Christine Villemin, espèrent désormais que ce nouvel épisode judiciaire pourra déboucher sur un procès, comme l’indique BFMTV dans un article publié ce 19 juin.
L’affaire Grégory : un dossier criminel emblématique
L’affaire Grégory, qui a marqué la France depuis 1984, reste l’un des dossiers criminels les plus énigmatiques et médiatisés. Le petit Grégory Villemin, âgé de quatre ans, avait été retrouvé noyé dans la Vologne, à Docelles, le 16 octobre 1984, les pieds, les mains et la tête liés par des cordelettes, selon le récit détaillé de Wikipédia. Le crime, aussitôt relayé par la presse régionale et nationale, n’a jamais été élucidé malgré plusieurs rebondissements et mises en examen au fil des décennies.
Le jour même du drame, une lettre anonyme signée par un mystérieux « corbeau » avait été adressée au père de la victime, revendiquant le meurtre. Ce « corbeau » harcelait la famille depuis plusieurs années, comme le rappelle BFMTV. L’enquête s’est rapidement orientée vers l’entourage familial, avec des soupçons portés sur plusieurs membres, dont Bernard Laroche, un cousin du père, inculpé puis relâché, avant d’être tué par Jean-Marie Villemin en mars 1985.
Jacqueline Jacob, figure centrale des investigations récentes
Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory, est une figure centrale de cette affaire. Elle avait déjà été mise en cause en 2017, notamment à la suite d’expertises graphologiques qui l’avaient désignée comme l’auteure probable d’une lettre anonyme signée par le « corbeau », avec une « forte probabilité », selon Le Point. Lors d’un documentaire sur l’affaire, René Jacob, le grand-oncle de Grégory, avait cru reconnaître la voix du corbeau comme étant celle de sa belle-sœur.
La justice avait déjà tenté de mettre en examen Jacqueline Jacob et son mari, Marcel Jacob, en 2017, mais cette procédure avait été annulée en 2018. Aujourd’hui, la chambre de l’instruction de Dijon relance la procédure, ordonnant un nouvel interrogatoire de Jacqueline Jacob, âgée de 80 ans, dans le cadre d’un supplément d’information, comme le confirme le procureur général Philippe Astruc.
Un dossier marqué par la complexité et la persistance judiciaire
L’enquête sur le meurtre de Grégory Villemin est marquée par des années de procédures, d’expertises et de controverses. Elle illustre les difficultés à résoudre un crime ancien où les témoignages et preuves se sont accumulés sans jamais aboutir à une condamnation définitive. La mère de Grégory, Christine Villemin, a elle-même été poursuivie avant de bénéficier d’un non-lieu, comme le rappelle BFMTV.
La convocation de Jacqueline Jacob témoigne de la volonté des autorités judiciaires de ne pas abandonner et de poursuivre les investigations malgré le temps écoulé. Ce rebondissement intervient dans un contexte où la justice française est sous pression pour résoudre des affaires anciennes non élucidées, et où les avancées techniques et juridiques permettent parfois de relancer des dossiers longtemps figés.
L’affaire Grégory, symbole de la quête de vérité
L’affaire Grégory reste un symbole de ces enquêtes difficiles, mêlant drame familial, mystère et quête de vérité. Elle continue de captiver l’opinion publique et les médias, en raison de son caractère non résolu et des nombreuses zones d’ombre qui persistent. La nouvelle audition de Jacqueline Jacob marque une étape cruciale qui pourrait potentiellement déboucher sur une mise en examen, relançant ainsi un dossier qui passionne toujours la France et soulève de nombreuses questions sur la justice et la mémoire collective.

