Parcours des finalistes vers le stade Prince Moulay-Abdellah
La finale CAN 2025 Sénégal Maroc s’est jouée le 18 janvier 2026 dans une atmosphère électrique au stade Prince Moulay-Abdellah de Rabat. Cette confrontation historique oppose deux philosophies tactiques distinctes : l’efficacité collective sénégalaise face au jeu technique marocain.
Le Sénégal a atteint cette finale avec un parcours remarquable, éliminant successivement la Côte d’Ivoire (2-1), l’Égypte (1-0) et le Nigeria (3-2) en demi-finale. Les Lions de la Téranga ont démontré une constance tactique impressionnante sous la direction d’Aliou Cissé.
Le Maroc, pays organisateur, a bénéficié du soutien de son public pour éliminer l’Algérie (2-0), le Cameroun (1-1, 4-3 aux tirs au but) et la RD Congo (2-1) en demi-finale. Les Lions de l’Atlas ont affiché un football spectaculaire tout au long de la compétition.
Dispositifs tactiques et formations de départ
Formation sénégalaise : 4-3-3 compact
Aliou Cissé a opté pour son 4-3-3 habituel avec quelques ajustements tactiques spécifiques à cette finale. La ligne défensive composée de Koulibaly-Diallo au centre et Ballo-Touré-Sabaly sur les côtés a privilégié la solidité.
Au milieu, le trio Pape Gueye-Idrissa Gueye-Krepin Diatta a assuré l’équilibre entre récupération et projection. Pape Gueye, élément clé de cette finale, a occupé un rôle de relayeur offensif déterminant.
L’attaque alignait Sadio Mané-Boulaye Dia-Ismaïla Sarr, avec des consignes claires de pressing haut et de transitions rapides.
Formation marocaine : 4-2-3-1 offensive
Walid Regragui a choisi un 4-2-3-1 axé sur la possession et la créativité. La défense Hakimi-Aguerd-Saïss-Mazraoui devait apporter du soutien offensif, particulièrement par les couloirs.
Le double pivot Amrabat-Ounahi avait pour mission de contrôler le tempo, tandis que le trio offensif Ziyech-Boufal-Adli devait alimenter Youssef En-Nesyri en pointe.
Analyse des moments décisifs de la finale
Premier acte : domination marocaine stérile (0-45′)
Les statistiques Opta révèlent une possession marocaine de 67% en première période, mais seulement 2 tirs cadrés contre 4 pour le Sénégal. Cette donnée illustre parfaitement l’efficacité sénégalaise face à la stérilité offensive marocaine.
Le Maroc a monopolisé le ballon sans créer de réelles occasions, butant sur le bloc défensif sénégalais remarquablement organisé. Les heat maps montrent une concentration du jeu marocain dans les zones latérales, sans pénétration centrale.
Tournant tactique : l’ouverture du score (52′)
Pape Gueye a débloqué la situation d’une frappe lointaine après un excellent travail de Krepin Diatta sur le côté droit. Cette action illustre parfaitement la stratégie sénégalaise : défendre compact puis exploiter les espaces en transition.
L’analyse vidéo révèle que Gueye a profité d’un déplacement de bloc marocain pour se retrouver dans l’axe, à 25 mètres des buts d’Yassine Bounou.
Réaction marocaine et égalisation manquée (55-70′)
Walid Regragui a immédiatement procédé à un double changement, faisant entrer Azzedine Ounahi et Abde Ezzalzouli pour apporter plus de percussion. Ces modifications ont permis au Maroc de créer 3 occasions franches entre la 60e et 70e minute.
Cependant, l’efficacité défensive sénégalaise, orchestrée par Kalidou Koulibaly, a neutralisé les tentatives marocaines. Le capitaine des Lions de la Téranga a réalisé 8 interventions défensives selon les données Opta.
Le coup de grâce sénégalais (78′)
Ismaïla Sarr a scellé le sort de la finale en exploitant un contre-attaque éclair. Lancé par Sadio Mané, l’ailier de Crystal Palace a résisté au retour de Hakimi pour battre Bounou d’une frappe croisée.
Cette action synthétise l’approche tactique sénégalaise : patience défensive, récupération haute et transition fulgurante.
Comparaison avec la victoire de 2021 : évolution tactique
Maturité collective renforcée
Contrairement à la CAN 2021 où le Sénégal avait souffert jusqu’aux tirs au but face à l’Égypte, l’édition 2025 révèle une équipe plus mature tactiquement. L’intégration de Pape Gueye apporte une dimension créative supplémentaire au milieu de terrain.
Les Lions de la Téranga ont également développé une meilleure gestion des temps forts adverses, comme démontré face au pressing marocain en seconde période.
Constantes stratégiques maintenues
Aliou Cissé a conservé les fondamentaux de 2021 : solidité défensive, transitions rapides et efficacité offensive. Cette continuité tactique explique en partie la régularité des performances sénégalaises sur la scène continentale.
Impact continental et perspectives mondiales
Cette deuxième CAN en quatre ans confirme l’hégémonie sénégalaise sur le football africain. La victoire face au Maroc, pays organisateur, renforce également le statut de favori des Lions de la Téranga pour les échéances internationales à venir.
Les enjeux géopolitiques de cette confrontation dépassent largement le cadre sportif, cette finale cristallisant les rivalités ouest-africaines et maghrébines.
Les répercussions économiques pour la Coupe du Monde 2026 sont également considérables, le Sénégal renforçant son attractivité commerciale avant le Mondial nord-américain.
Profils des joueurs décisifs
Pape Gueye : l’homme de la finale
Pape Gueye (Olympique de Marseille) a livré une prestation remarquable au cœur du jeu sénégalais. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 89% de passes réussies, 1 but, 3 duels gagnés et 2 interceptions.
L’international sénégalais a apporté l’équilibre parfait entre récupération et créativité, comblant le vide laissé par le vieillissement d’Idrissa Gueye dans ce registre.
Kalidou Koulibaly : le roc défensif
Le capitaine sénégalais a une nouvelle fois démontré son leadership défensif avec 8 interventions, 3 duels aériens gagnés et 0 faute commise. Sa lecture du jeu et son placement ont neutralisé les offensives marocaines.
Analyse des philosophies de jeu opposées
Pragmatisme sénégalais contre esthétisme marocain
Cette finale a opposé deux visions du football africain. Le Sénégal privilégie l’efficacité collective et la solidité tactique, tandis que le Maroc mise sur la technique individuelle et le spectacle.
Les chiffres confirment cette opposition : 33% de possession pour le Sénégal mais 67% d’efficacité offensive (2 buts sur 3 tirs cadrés), contre 67% de possession marocaine mais seulement 0% de concrétisation (0 but sur 5 tirs cadrés).
Facteurs décisifs de la victoire sénégalaise
Trois éléments ont déterminé le succès des Lions de la Téranga :
1. Organisation défensive impeccable : bloc compact et pressing coordonné
2. Efficacité offensive redoutable : 2 buts sur 3 occasions
3. Gestion mentale supérieure : maîtrise de la pression et du contexte
Cette victoire confirme que l’efficacité tactique prime souvent sur la domination stérile dans le football moderne.
Questions Fréquentes (FAQ)
Quel système tactique a utilisé le Sénégal en finale de la CAN 2025 ?
Le Sénégal a évolué en 4-3-3 avec un bloc défensif compact et des transitions rapides, privilégiant l’efficacité collective sous la direction d’Aliou Cissé.
Qui a marqué les buts de la finale Sénégal-Maroc ?
Pape Gueye a ouvert le score à la 52e minute d’une frappe lointaine, puis Ismaïla Sarr a scellé la victoire à la 78e minute sur contre-attaque.
Quelles sont les statistiques de possession de cette finale ?
Le Maroc a dominé la possession avec 67% du temps de jeu, mais le Sénégal s’est montré plus efficace avec 2 buts sur 3 tirs cadrés contre 0 but sur 5 tirs cadrés pour les Lions de l’Atlas.
Comment cette victoire se compare-t-elle à la CAN 2021 ?
Contrairement à 2021 où le Sénégal avait gagné aux tirs au but, l’édition 2025 révèle une équipe plus mature tactiquement avec une victoire nette 2-0, confirmant la progression collective.
Quel impact cette victoire a-t-elle sur le football africain ?
Cette deuxième CAN en quatre ans confirme l’hégémonie sénégalaise sur le continent et renforce le statut de favori des Lions de la Téranga pour la Coupe du Monde 2026.
